Couverture de Demain j'arrête
Naty Strawberry

Date de la première publication : 2011
Edition lue : Pocket, 2013

Genre : Contemporaine, romance

Nombre de pages : 398 pages (+ 7 de remerciement)

A conseiller : à ceux qui ont un coup de mou parce que ce livre devrait leur redonner le sourire, à ceux qui aiment la vie et ses péripéties à l’image de ce que va vivre l’héroïne et à ceux qui sont maladroits et se reconnaîtront dans le personnage principal en se disant qu’il y a pire que soi.

Public : Adulte

Synopsis : Julie, 28 ans, sort d’une relation difficile avec un musicien, Didier, qui lui a fait abandonner ses études et prendre un boulot, un job alimentaire, qui ne lui correspond pas dans une banque (Crédit Commercial du Centre). Déprimée, elle décide quand même de répondre à l’invitation de Carole, une amie, qui habite dans le Sud avec mari et fille. En revenant de ces vacances, elle découvre qu’un nouveau locataire habite son immeuble : un certain M. Ricardo Patatras.

A cause de ce nom rigolo, elle va vouloir le rencontrer à tout prix, juste pour savoir à quoi il ressemble. Mais ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’elle va prendre tous les risques… et faire des choses (plus ou moins) idiotes afin de tout connaître de lui.

Raison de ce choix : J’avais lu des avis enthousiasmés sur ce livre et j’avais envie de rire un peu. Et puis, la couverture donne quand même envie !

Avis : J’ai aimé ce livre, non pas spécialement pour l’histoire qui est prévisible mais plutôt par la galerie de personnages que l’auteur dresse et les messages positifs et réjouissants qu’il essaye de faire passer.

Concernant l’histoire, et pour aller rapidement, c’est une histoire somme toute assez classique : une jeune femme célibataire qui s’éprend de son voisin qui semble caché un secret qu’elle va tenter de percer. Il y a quand même un mystère qui plane, mais les ficelles sont communes. Sans révéler la fin, j’ai trouvé que toute l’histoire se résolvait trop facilement, sans réelles difficultés. Je vous rassure : ce n’est pas la seule histoire, d’autres intrigues secondaires viennent se greffer sur le tout.

Lors d’une soirée afin de célébrer le divorce d’un de ses amis, un invité demande à Julie ce qu’elle a fait de plus idiot dans sa vie. Elle pourrait donner beaucoup d’exemples, mais cette question la fait réfléchir. Elle décide alors de nous livrer la chose la plus stupide qu’elle ait faire de sa vie. D’emblée, on sait que c’est l’héroïne qui nous parle, ce qui nous place dans une position de confident et nous fait entrer dans l’histoire très facilement. D’autant que, pour ma part, je me suis sentie proche de Julie car je me suis reconnue dans sa maladresse et dans sa naïveté.

Comme déjà dit, j’adore les personnages secondaires (?) qui gravitent autour de l’héroïne. Je ne vais pas tous vous les citer mais en évoquer quelques uns pour vous donner une idée. Dans le quartier, il y a Mme Bergerot la boulangère, qui a perdu son mari, mais continue de faire tourner la boutique. Elle entretient une relation particulière de haine-amour avec l’épicier voisin, Mohamed (mais s’appelle-t-il comme cela ou n’a-t-il pas voulu chez le nom de l’enseigne « Chez Mohamed » ?). Il y a aussi le traiteur chinois, M. Ping, qui fait chaque jour une promotion sur une préparation de crevette différente. Et puis, autour de Julie, il y a son groupe d’amies célibataires vraiment timbrées qui se réunissent régulièrement pour des soirées et Xavier, un ami d’enfance fan de mécanique et qui d’ailleurs se construit une voiture. Bref, l’auteur a su construire tout autour de l’héroïne une grande famille qu’il fait vivre, chacun avec son histoire et ses envies.

L’auteur livre aussi des messages positifs qui ajoutent au plaisir de la lecture. Sans vouloir tout dévoiler, le thème de l’amitié prend une grande place. C’est très réjouissant de voir que chacun est prêt à aider l’autre juste pour le plaisir, et en sachant que l’autre sera toujours là. Mais l’auteur aborde d’autres thèmes la mort, la volonté de changer de vie, la dépendance… Et même si quelque fois, le récit est dur, il est toujours bien veillant. Ce qui fait la saveur de ce livre est, à mon sens, les situations cocasses et l’humour de l’auteur qui malgré une histoire commune arrive nous faire sourire et à nous faire réfléchir.

P. S. : Je n’ai pas compris le rappel récurrent aux chats : j’ai du rater une ligne ou deux, si quelqu’un peut m’éclairer…

Finalement : Un livre pour se divertir et qui redonne le moral. Au-delà d’une histoire, c’est une bouffée de bonheur humeur que l’on prend. Le seul bémol : une histoire assez commune.

Mon impression : Pourquoi pas

Note : 14

Et vous ? qu’en avez-vous pensé ? Est-ce que vous avez envie de le lire ?

Publicités