Je lis des romans en version papier, mais aussi en numérique. J’ai donc eu envie de vous parler de mon expérience personnelle concernant cette manière de lire. Comme je voudrais aborder beaucoup d’aspect, j’ai découpé mon propos en plusieurs billets. Pour ce premier article, je vais vous parler de mon rapport à la lecture numérique avant de vous révéler (attention, c’est vraiment un scoop J) comment j’ai eu ma première liseuse et comment je suis tombée vraiment dans la lecture numérique.

Le numérique a révolutionné beaucoup de domaine de la vie quotidienne, et notamment la lecture. Au début, un peu comme tout le monde je pense, je lisais des articles sur internet (presse, Wikipedia, blog, fanfiction…) puis pour mes études, je me suis mise à télécharger des articles scientifiques en format pdf. Je les lisais généralement en diagonal pour savoir s’ils m’étaient utiles et si c’était le cas, je les imprimais.

L’impression était une étape obligatoire si je devais travailler plus profondément un texte. A l’époque, pour moi, une limite de la lecture numérique était l’écran de l’ordinateur. Pas tellement parce que cela me faisait mal aux yeux, mais plus simplement parce que j’avais du mal à me concentrer et à entrer véritablement dans le propos. De plus, j’ai l’habitude (mauvaise ?) d’écrire dans les marges des articles, de souligner des phrases importantes, de résumer chaque grande partie… ce qui était limité avec un fichier purement numérique.

[Petite parenthèse, j’aime beaucoup écrire à la main et j’aime avoir mes notes avec moi sans être dépendante d’un ordinateur. Ce qui peut expliquer cette habitude qui me colle à la peau… et qui me pénalise parfois, mais là n’est pas le propos]

Lorsque j’ai eu mon premier smartphone (assez tard dans ma vie), j’ai téléchargé une application pour gérer une bibliothèque numérique et obtenir gratuitement des livres libres de droit (vous me pardonnerez mais je ne me souviens plus du nom). Et, j’ai rapidement abandonné : notamment par manque de temps, mais principalement parce que l’écran était trop petit. Il faut avouer aussi qu’à l’époque, la bibliothèque n’était pas très loin et qu’adolescente, je souhaitais plutôt lire les dernières sorties que les vieux classiques. Ainsi, mon contact avec la lecture numérique fut très limité dans le temps et dans la forme. En effet, je n’étais pas totalement convaincue par les solutions proposées.

En outre, j’avais peur de perdre le contact du papier : odeur, bruit, pages que l’on tourne… Avant de posséder une liseuse, j’étais donc très sceptique sur cette manière de lire bien que je supposais ses qualités (citons en passant la légèreté, mais ce sera l’objet d’un prochain billet). De fait, ce n’est pas moi qui me suis lancée dans la lecture numérique, mais mon entourage en m’offrant une liseuse pour Noël 2012.

Le Père Noël avait déposé sous le sapin une Kobo Glo bleue et blanche qui est devenue une grande amie qui ne me quitte plus lors de mes déplacements. C’est vraiment à partir de ce moment que je suis entrée dans la vraie lecture numérique. J’avais en ma possession une solution idéale pour une lecture confortable, ce qui me faisait défaut jusqu’à présent. Je trouve quelques points négatifs à ma liseuse et à la lecture numérique, mais j’ai trouvé un équilibre qui me satisfait.

Tout d’abord, je continue à lire majoritairement en papier et je n’utilise ma liseuse que pour mes déplacements. Cela me permet d’alléger ma valise toute en ayant le choix entre plusieurs ouvrages ; un peu comme à la maison. J’en profite alors pour réviser (pour être honnête, pour lire) des classiques et j’aimerai bien commencer à lire en version originale grâce au dictionnaire intégré. J’apprécie aussi la petite lumière qui me permet de lire le soir sans déranger personne et sans devoir me relever pour fermer la lumière.

Bref, j’ai changé d’avis sur la lecture numérique grâce aux liseuses qui apportent un confort de lecture que je n’ai pas trouvé ailleurs. C’est devenu un complément de mes lectures papier et je ne pense pas qu’il faille les opposer. Je lis des livres en numérique que je ne lirais pas en papier et inversement. Je ne pense pas non plus que la lecture numérique supplantera la lecture papier : ce sont deux modes de lecture différentes qui ne s’excluent pas nécessairement l’un l’autre ; opposer papier et électronique/numérique n’a plu de sens aujourd’hui. Je dirais que c’est un nouvel outil, un nouvel usage ou encore un nouveau moyen de lecture.

Et vous, lisez-vous des livres numériques ? Sur quel support (liseuse, tablette, ordinateur…) ? Quel est votre rapport avec ce type de lecture ?

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