Couverture Ceux qui rêvent de Pierre Bordage
Illustration de couverture : Vincent Madras

Date de la première publication : 2010

Édition lue : Editions J’ai Lu, 2012

Genre : Science-fiction, uchronie, jeunesse

Nombre de pages : 317 pages

A conseiller : à ceux qui souhaitent réfléchir sur la tolérance, à ceux qui veulent une histoire courte et simple et à ceux qui aiment suivre plusieurs destins.

Public : adolescent, jeune adulte et adulte

Synopsis : Clara a été enlevée ! Son père l’a retrouvée et souhaite la marie à M. Maxandeau, un homme riche du nouveau continent. Jean va tenter le tout pour le tout afin de la retrouver : traverser l’Atlantique au péril de sa vie pour rejoindre l’amour de sa vie. Elan Gris, une jeune indien Lakota, décide de suivre sa voir et s’enfuit de sa réserve. Tous deux vont découvrir que les Hommes sont prêts à tous pour survivre.

Raison de ce choix : C’est la suite de « Ceux qui sauront » qui avait une fin ouverte et semble-t-il définitif. J’avais particulièrement apprécié les thèmes abordés par Pierre Bordage dans le premier tome, alors j’ai décidé de prolonger le plaisir.

Avis : J’ai été ravie de retrouver Jean et Clara (bien que Clara a finalement peu de voix au chapitre). Les choses n’ont pas réellement changé depuis l’émeute de la faim ; je trouve ça dommage, car des choses pouvaient être faites et auraient donné un autre ton à l’ensemble. Mais, on quitte rapidement la France pour l’Amérique du Nord. Ce n’était sûrement pas le propos.

L’intrigue se concentre principalement autour de deux personnages : Jean et Elan Gris. Jean a peu changé : il éprouve toujours autant d’amour envers Clara ce qui lui fait réaliser l’impossible. Elan Gris, nouveau personnage, est un indien d’Amérique révolté par sa conditions et en colère contre les Blancs qui l’obligent à rester enfermé dans sa réserve. Je ne l’ai pas particulièrement apprécié : il est empêtré dans une vision étriqué du monde et dans la violence qu’il porte. Alors que dans le premier tome Pierre Bordage ne donnait pas de leçon, j’ai trouvé que pour Elan Gris il n’y avait pas de nuance. Tout était noir. Son aventure n’apporte pas grand chose à l’ensemble, dans les thèmes abordés.

L’histoire répète presque toujours un même schéma narratif : le héros cherche à aller à son étape suivante mais il en est empêché par un adversaire qui a tort, le héros arrive tout de même à s’en sortir (trop ?) facilement. Et ce schéma est répété trop souvent à mon goût. Je n’ai donc pas été convaincu par l’histoire générale de ce tome même si la plume de l’auteur reste agréable.

La grosse déception de ce tome est la différence de traitement des problématiques avec le premier tome : j’ai trouvé qu’il y avait un manque de nuance. En effet, Pierre Bordage ne traitait pas les thèmes de manière manichéenne ; dans ce tome, j’ai eu l’impression qu’il essayait d’imposer un certain point de vue en variant moins les nuances. Ce roman a une tendance à rendre les choses négatives et même si c’est un livre pour la jeunesse, monter qu’il y a du gris (comme dans le premier tome) aurait été sympathique aussi

Malgré tout, je vais me procurer le troisième et dernier tome afin de connaître le fin mot de l’histoire.

Finalement : Une joie de retrouver Jean et Clara bien que j’ai trouvé ce tome moins bon que le premier, mais qui aborde d’autres thèmes (liberté, survie, tolérance…). L’histoire est très prévisible et je n’ai pas accroché au nouveau personnage, Elan Gris. Je lirai tout de même le troisième tome pour voir comment se termine cette trilogie.

Mon impression : Intéressant

Note : 13

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

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