Couverture Anno Dracule de Kim NewmanTitre original : Anno Dracula, book 1

Date de la première publication : 1992

Édition lue : Editions Bragelonne, 2012, traduction de Maxime Le Dain

Genre : Fantastique, horreur

Poids : 752 ko

A conseiller : à ceux qui ont beaucoup de références vampiriques, à ceux qui ne cherchent pas l’action à toutes les pages et à ceux qui ne seront pas déçus de connaître dès le départ l’identité du tueur.

Public : adulte

Synopsis : Un homme tue avec acharnement des prostituées vampires dans Whitechapel. Pour le gouvernement dirigé par Dracula qui a épousé la reine Victoria, l’affaire doit être résolue au plus vite. Dans le cas contraire, le nouveau pouvoir en place pourrait être renversé. Ces meurtres sont aussi l’occasion pour les humains de s’élever contre les non-morts qui chaque jour les terrorise. Commence alors un rapport de force qui pourrait tout faire basculer.

Raison de ce choix : J’ai acquis ce livre lors de l’opération 1000K de Bragelonne. L’idée d’un Dracula tout puissant à l’époque victorienne qui avait battu Van Helsing était séduisante, d’autant que le roman promettait de mélanger les genres.

Avis : Je ressors de cette lecture avec un avis assez mitigé. Je n’ai pas détesté ma lecture, mais je ne l’ai pas pleinement appréciée. J’ai apprécié le style de l’auteur et l’histoire dans son ensemble, mais les multiples références littéraires ont eu tendance à me freiner.

J’aime l’époque victorienne, dans les livres avec l’imaginaire qu’elle véhicule, mais mes connaissances de cette période sont assez limitées, et je ne parle même pas de mes connaissances vampiriques qui doivent se limiter à Dracula. Or, j’avais conscience lors de ma lecture qu’il me manquait beaucoup de clefs pour bien apprécier l’ensemble de ce livre.

C’est avant tout un roman qui combine les personnages de beaucoup d’autres livres. On sent que l’auteur est érudit sur le sujet et qu’il a bien réfléchi à son roman et à son intrigue. Il a choisi soigneusement les personnages qui apparaîtront et multiplie les intrigues secondaires. Mais, encore une fois, je me suis sentie un peu exclue de ce petit monde parce que je n’avais pas toutes les références nécessaires.

Si on oublie cette sensation, l’histoire est très intéressante même s’il n’y a pas réellement d’action ou d’enjeu, puisqu’on connaît l’identité du tueur de Whitechapel dès le début du roman. En fait, l’auteur livre une réflexion sur les relations entre humains et vampires : comment chacun réagit depuis que les vampires sont sur le devant de la scène, mais surtout depuis leur accession au pouvoir. On sent toute la tension inhérente à cette situation et en tant que lecteur, on sait que l’affrontement sera inévitable. La révélation finale donne de la cohésion à l’ensemble en éclairant les passages précédents et on comprend un peu mieux le pourquoi de tout cela.

Les « bonus » placés à la fin du roman sont inégaux. J’ai aimé que l’auteur nous raconte la genèse de son roman et la nouvelle inédite ; mais, j’ai été plus indifférente aux extraits de scénario et de la nouvelle dont est tiré ce roman.

Finalement : Une histoire qui décrit plus les relations entre vampires et humains dans une Angleterre victorienne dirigé par Dracula qu’une enquête pour découvrir le tueur de Whitechapel. Dommage que je n’ai pas toutes les clefs pour comprendre l’intrigue dans son entièreté.

Mon impression : Pourquoi pas ?

Note : 12

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

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