Couverture Le Bâtard de Kosigan, tome 2. Le fou prend le roi de Fabien CeruttiÉdition lue : Editions Mnémos, 2015.

Genre : Fantasy, historique.

Nombre de pages : 432 pages.

A conseiller : à ceux qui aiment les intrigues à plusieurs niveaux et les complots, à ceux qui apprécient l’Histoire (même si elle est malmenée, parfois) et à ceux qui n’ont pas peur du sang et de la torture (même si cela reste anecdotique).

Public : jeune adulte et adulte

Synopsis : Le Bâtard de Kosigan est mandaté par le sénéchal d’Angleterre pour enquêter sur un complot visant le roi de France : la menace est anglaise, mais on ne sait pas qui est impliqué ! Quoi de mieux pour cette enquête que d’être au plus près du roi français ? Oui, mais ce n’est pas aussi aisé, et Pierre Cordwain de Kosigan va apprendre, à ses dépends, qu’il est difficile de tout maîtriser.

L’enquête de 1899 se poursuit entre France et Belgique et apporte elle-aussi son lot de réponses mais surtout d’interrogations.

Raison de ce choix : Lors des Imaginales 2014, au hasard de mes déambulations, j’ai découvert cet auteur et j’ai dévoré le premier tome. Il était logique, mais surtout hors de question, que je rate le deuxième tome.

Avis : Je suis vraiment emballée par ce deuxième opus qui relève le défi, ô combien difficile !, d’être meilleur ou du moins aussi bon que le premier. L’auteur a réussi la transformation avec un tome qui peut se lire indépendamment du premier, sauf peut-être la partie sur le XIXe siècle. J’ai trouvé aussi que son style se bonifie (et il était déjà très bon dans le premier opus !). Bref, j’espère que Fabien Cerutti continuera sur cette lancée et que ses prochains livres seront toujours aussi bons.

Revenons-en à ce tome ! L’intrigue se déroule entre deux lieux, deux villes : Bruges et Lens. A Bruges, on retrouve Dún, un personnage qui m’avait intriguée dans le premier tome. L’auteur lui donne ici le beau rôle, même s’il ne développe pas autant la personnalité de cette Changesang que je l’aurais souhaité : j’aurais voulu en apprendre plus. Toutefois, Dún se révèle dans ses choix et dans la confiance que lui donne le Bâtard de Kosigan. On aborde alors une autre dimension du personnage même si elle reste tout de même dans l’ombre. J’avoue que je n’ai pas bien saisi son rôle qui ne m’a pas paru décisif dans cette histoire. J’ai eu alors l’impression que cette histoire était annexe et avait pour rôle de la mettre en valeur et en dévoiler un peu plus au lecteur.

Quant à Kosigan, on le retrouve à Lens avec du beau monde. A l’inverse du premier tome, il va ici subir les évènements. Je l’ai même trouvé un peu trop passif par rapport à l’idée que je m’étais faite de lui. Il va se retrouver au milieu du camp français dont certains de ses membres ne l’aiment guère suite aux évènements qui ont eu lieu quelque temps auparavant en Champagne. Mais, c’est dans ce nid de vipère qu’il va faire preuve de sa plus belle diplomatie.

Il faut noter aussi que ce tome glisse beaucoup plus vers la fantasy que l’exactitude historique. Bon, on se doute bien que tout ce qu’on lit n’est pas à prendre pour argent comptant ; mais, alors que le premier tome était plausible, le second l’est beaucoup moins. Pour ma part, cela ne me gêne pas vraiment puisque c’est un genre littéraire que j’affectionne ; mais, pour d’autres qui chercheraient un peu plus de vraisemblance, ça peut coincer.

Je passerai très rapidement sur la seconde intrigue se déroulant au XIXe siècle qui n’apporte pas beaucoup d’informations mais qui garde, sur moi, un pouvoir intriguant. En outre, j’apprécie ces coupures entre les scènes d’action.

Finalement : Un très bon deuxième tome qui ne se concentre pas uniquement sur Kosigan et laisse une place à des personnages secondaires (qui méritent toutefois un peu plus d’affirmation). Le style de l’auteur s’affirme et diffère de peu du premier opus. Bref, une belle aventure entre Lens et Bruges, entre l’an 1340 et 1899.

Mon impression : Passionnant

Note : 16

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

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