Couverture La Voleuse sans ombre d’Emily GeeTitre original : Thief with no shadow

Date de la première publication : 2007

Édition lue : Editions Bragelonne, 2011, ePub, traduit par Benjamain Kuntzer.

Genre : Fantasy

Poids : 497 ko

A conseiller : à ceux qui apprécient les huit clos, à ceux qui n’ont pas peur des scènes crues et à ceux qui aiment se laisser porter par l’histoire.

Public : adulte

Synopsis : Melke est une « spectre », une personne capable de se rendre invisible, comme son frère Hantje. Mais ce qui pourrait être un don est une malédiction et ils ont refusé d’utiliser leur pouvoir. Jusqu’au jour où Hantje décide de voler des salamandres. Pour le sauver, Melke doit devenir une voleuse et condamner un frère et une sœur…

Raison de ce choix : Une fois n’est pas coutume, j’ai acquis ce livre numérique grâce à l’opération 1000 K de Bragelonne. C’est le résumé qui m’a séduite avec de la magie mais aussi des sentiments.

Avis : C’est un roman que j’ai trouvé très beau et poétique bien que le langage (quelque fois) et les scènes crues m’ont choquée. Le charme vient du fait qu’on est en huit clos ou presque : la majorité des scènes se passent à la ferme de Bastian et de sa sœur, Liana, mais Bastian va aussi jusqu’à la petite ville à proximité. L’univers est très peu décrit et il faut reconstituer l’histoire des personnages dont les passages sont disséminés tout au long du livre. Je me suis laissée porter par ce rythme lent.

Ce rythme est en accord avec le sujet de ce roman : une histoire d’apprentissage. Les deux personnages principaux, Bastian et Melke, vont apprendre à se connaître mais surtout à se comprendre. Chacun a des raisons pour agir comme il le fait, même si c’est cela met l’autre dans une position délicate.

Le fait que les spectres soient rejetés et que Melke vole un bijou crucial pour Bastian et Liana préfigure d’un mauvais départ entre les deux fratries. Mais, l’auteur ne nous présente pas l’histoire d’une manière manichéenne : Melke et Bastian ont tous les deux tort et raison. Le message principal de ce roman, je pense, est la compréhension de l’autre : les sentiments peuvent changer et nos avis évoluer. C’est ce qui est réussi à mes yeux : au-delà de l’histoire dont on devine vite les grandes lignes, l’auteur arrive à nous faire percevoir le changement des personnages de manière vraisemblable. Les relations entre les personnages envoient un message de tolérance très important qui m’a convaincu.

Les personnages sont intéressants et je trouve assez bien défini pour cette histoire (il manque des éléments pour les apprécier totalement mais ce qu’en révèle l’auteur suffit à nous faire comprendre correctement l’histoire). Mention spéciale pour Endal, le chien qui possède une vraie intelligence et une belle complicité avec Bastian, son maître.

Finalement : Un roman que je ne lirais pas forcément pour l’histoire (qui est prévisible) mais plutôt pour la description des sentiments et le message délivré. Attention à quelques scènes crues qui peuvent choquer.

Mon impression : Intéressant

Note : 13

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Publicités