Couverture "Défi à Sherlock Holmes" de Béatrice Nicodème

Date de la première publication : 1993

Édition lue : Éditions Hachette, 2012

Genre : Jeunesse, policier

Nombre de pages : 234 pages

A conseiller : à ceux qui apprécient Sherlock Holmes mais qui n’ont pas peur de certaines digressions, à ceux qui aiment les énigmes et à ceux qui aiment les scénarii maîtrisés.

Public : adolescent et jeune adulte

Synopsis : Pauline de Chalin, femme d’un conseiller à l’ambassade française, a été assassinée dans un confessionnal. C’est un crime banal pour Sherlock Holmes… jusqu’à ce qu’il reçoive un message de l’assassin le mettant au défi de le démasquer avant qu’il ne recommence.

Raison de ce choix : J’aime beaucoup les nouvelles de Conan Doyle sur Sherlock Holmes et j’aime en lire des pastiches.

Avis : Globalement, j’ai beaucoup apprécié ma lecture mais ce roman n’est pas exempt de quelques petits éléments qui m’ont fait grogner un peu.

Le caractère des personnages est bien respecté (enfin de ce que j’ai déjà lu des nouvelles de Conan Doyle). Oui, les plus grands fans de l’œuvre de Conan Doyle trouveront des erreurs ou des incohérences dans la présentation des évènements ou des personnages ; mais ceux qui apprécient les enquêtes du célèbre détective sans rechercher un postiche irréprochable (d’ailleurs, est-ce possible ?) ne trouveront rien à redire. Sauf peut-être pour la fin et l’épilogue qui ne manquera pas de faire sursauter la majorité des lecteurs.

On sent derrière l’auteur, une grande fan du monde de Sherlock Holmes et elle livre une très bonne introduction pour les plus jeunes à cet univers particulier. C’est le docteur Watson qui raconte cette nouvelle enquête et nous avançons avec lui, à tâtons le plus souvent, dans les faux-semblants et les mauvaises pistes. L’auteur a une plume très fluide et un style accessible. Dommage que la lecture soit alourdit par de nombreuses références à des enquêtes antérieures qui n’apportent pas grand-chose au scénario. De même, les notes en bas de pages émanant d’un traducteur imaginaire (le texte original est en français) n’aide pas forcément à s’immerger dans l’histoire et peut troubler le lecteur. Sur ce point, Béatrice Nicodème n’aurait pas du vouloir pousser la ressemblance trop loin.

J’ai beaucoup aimé l’enquête avec un dénouement que je n’ai pas vu arriver tout de suite et des justifications plausibles. J’ai apprécié comment était amené les divers éléments de l’enquête, même si quelque fois on a l’impression que Sherlock Holmes piétine dans la semoule et qu’il ne sait pas comment diriger efficacement son enquête.

On croise aussi toute une galerie de personnes connues, ayant existées ou non, de l’époque et j’aurais aimé que cet aspect soit un peu plus détaillé. Il s’agit plus d’une énumération de personnalités que de rencontre qui auraient permis de mieux comprendre l’époque et qui ils étaient. Je me suis demandé si l’auteur n’avait pas trop voulu en mettre et s’était un peu retrouvée piégée avec les nombreuses pistes lancées.

Finalement : Une enquête de Sherlock Holmes qui respecte, pour moi, l’univers mis en place par Conan Doyle sauf sur quelques détails. L’histoire policière est bien dirigée avec un suspense mené jusqu’au bout. Bémol pour la fin qui fera crier les puristes, mais un bon tome d’introduction à cet univers pour les plus jeunes.

Mon impression : Intéressant

Note : 14

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Publicités