No man’s land de Loïc Le Pallec

Couverture No man’s land de Loïc Le PallecÉdition lue : Éditions Sarbacane (Exprim’), 2013

Genre : Jeunesse, science-fiction

Nombre de pages : 317 pages

A conseiller : à ceux qui veulent du post-apocalyptique différent (exit zombies et autres créatures), à ceux qui aiment faire un peu de philosophie (oui, parce qu’il y a des messages forts dans ce roman) et à ceux qui n’ont pas peur des fins abruptes (mais comment faire une chose pareille Monsieur l’auteur ? Je veux une suite !).

Public : adolescent et jeune adulte.

Synopsis : Alors que l’humanité a disparu suite à une catastrophe, des centaines de robots se retrouvent dans une ville où ils ont été conçus sans réellement savoir pourquoi. Développant de nouvelles capacités, qui les rapprochent de l’être humain, ils vont essayer de comprendre ce qu’il leur arrive et créer une petite communauté.

Raison de ce choix : Je l’ai vu passé sur Livraddict avec un commentaire positif. J’ai aimé le fait que l’auteur mette en avant des robots dans un monde sans humain, c’est une situation qui change de ce qu’on peut lire dans le genre. La couverture aussi est intrigante : à la lecture du roman, je ne comprenais pas pourquoi cette illustration avait été choisie mais avec le fin du roman, je me suis dit « Mais bien sûr ! » (c’est une interprétation personnelle que j’en ai faite, je ne sais pas si c’est celle-là qui avait été pensé de prime abord).

Avis : Ce n’est pas un coup de cœur probablement parce que j’ai lu La Cité des livres qui rêvent juste avant, mais aussi parce que j’ai été très frustrée par la fin et j’en aurais presque pleurée (je suis une femme sensible que voulez-vous ! 😉 ). Mais, j’ai réellement apprécié ce roman et je vous le recommande chaudement.

L’auteur est formidable dans son style. On suit l’évolution d’une communauté de robots à travers le récit que nous en fait Archie, ancien robot bibliothécaire. Il n’est pas programmé pour écrire une chronique et cela s’en ressent dans les premières pages puisqu’il utilise un vocabulaire très technique. Mais au fur et à mesure de son évolution, de son « humanisation », les propos vont devenir plus fluides et naturels. C’est très intéressant de mettre en relation ce changement de narration et l’acquisition de traits humains.

Même si on n’oublie pas totalement que les personnages sont des robots, leurs personnalités sont très différenciées et bien travaillées. Je me suis attachée à chacun d’entre eux : chacun à son tempérament qui le rend individuel. On découvre aussi leur évolution à travers des traits de caractères qui se développent. Je crois que l’auteur parle de tous les sentiments, sauf peut-être la colère, et avec une certaine tendresse vis-à-vis de ses personnages

Les messages transmis par l’auteur sont forts sans pour autant être négatifs ou nous culpabiliser. On apprend vite que la catastrophe qui a annihilé l’espèce humaine est du à l’Homme qui n’a pas su préserver son habitat. Mais on est loin d’une diatribe enflammée qui accuse l’humanité en ne lui laissant que peu de perspective. Ici, Loïc Le Pallec nous montre que tout n’est pas perdu et que même des situations négatives peuvent être enrichissantes et nous permettre de nous surpasser. Et ce n’est qu’un exemple ! L’auteur pose toujours un regard que l’on pourrait qualifier de poétique sur des sujets intéressants.

Je dois en parler mais c’est un tout petit bémol : le fin. Je ne suis pas fan des fins ouvertes : j’aime bien avoir toutes les réponses à mes questions et savoir ce que vont devenir les personnages. Ici, c’est le cas mais je n’ai pas aimé cet épilogue (même s’il était annoncé ici et là subtilement). J’ai trouvé que l’on quittait trop brusquement cette petite communauté… mais de manière cohérente. Donc, monsieur l’auteur (si vous passez par là), est-ce que je pourrais avoir une suite ?

Finalement : Un roman sur la fin du monde, sur les caractéristiques de l’humanité, sur l’avenir de l’être humain… L’évolution dans la narration montre bien l’évolution de ces robots qui vont devenir humains à bien des égards. Les personnages sont bien construits et l’histoire fait réfléchir. Petit bémol pour la fin qui m’a troublée.

Mon impression : Passionnant

Note : 17

Et vous, qu’en avez-vous pensé ? Aimez-vous les romans post-apocalyptiques ? et les robots ?

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