Couverture Les princes de l’exil de Nadèjda GarrelDate de la première publication : 1984

Édition lue : Éditions Folio (Junior), 2000.

Genre : Jeunesse, conte.

Nombre de pages : 190 pages

A conseiller : à ceux qui aiment les histoires tout en douceur, à ceux qui souhaitent une aventure initiatique éprouvante et à ceux qui recherchent le bonheur.

Public : enfant, adolescent et jeune adulte

Synopsis : Il y a longtemps, un roi a voulu le bonheur de son peuple et il a envoyé à travers son royaume des émissaires pour savoir ce qui pourrait le rendre heureux. Le pays du bonheur était né. Mais une guerre a eu lieu et un mur fut construit entre Swamoth, le pays du soleil et Klomoth, le pays de l’ombre. Depuis, il n’y pas de possibilité de passer d’un pays à l’autre.

Une nuit, Yliria, fille du roi de Swamoth, suit son chien-loup et s’aventure de l’autre côté de la muraille à la faveur d’une faille qui s’éboule derrière elle. Ne pouvant plus revenir, chez elle, elle doit apprendre à vivre dans ce nouveau monde qu’elle ne connait que par des histoires tristes.

Raison de ce choix : J’ai vu un commentaire enthousiaste à propos de ce livre sur Livraddict et le résumé m’avait plu. J’apprécie de lire de temps en temps des romans initiatiques qui parlent de la recherche de soi et je suis plus à l’aise avec les livres jeunesses.

Avis : Lorsque je me suis plongée dans ce roman, j’en suis sortie avec l’impression d’avoir appris quelque chose. Ce n’est pas le roman de l’année, c’est un roman très axé jeunesse mais j’ai eu l’impression d’en ressortir un peu plus grande.

Le début est celui classique d’un conte. Il faut passer les quelques pages qui présentent le contexte de l’histoire qui sont nécessaires afin de bien tout comprendre mais qui ne reflètent pas, à mon sens, le reste de l’histoire. L’héroïne principale, Yliria, fille du roi de Swamoth, est une jeune princesse qui s’amuse à être l’opposée de sa sœur aînée : elle est plutôt rebelle et aime sortir du palais familial même en pleine nuit. Alors que commence son aventure, elle est naïve et un peu tête brûlée et bien sûr, les rencontres qu’elle va faire lors de son voyage vont la façonner et la changer.

J’ai eu envie de découvrir ce nouveau pays, Klomoth, qui est décrit comme un pays dur et triste par opposition avec Swamoth qui est joyeux et facile à vivre. Plus on avance dans le récit, plus on voit que tout n’est pas tout noir ou tout blanc et que le bonheur n’est pas nécessairement dans l’opulence. J’ai trouvé que chacun des personnages secondaires qui croisent la route de notre héroïne est bien caractérisé et nous apprends quelque chose sur le bonheur. Je parle beaucoup de bonheur dans cette chronique, mais c’est le fond de ce roman et le message que veut nous faire passer l’auteur est beau et très bénéfique : il ne tombe pas dans la facilité et peut parler à chacun d’une manière différente.

L’histoire, en tant que telle, est bien menée. J’ai apprécié la plume de l’auteur mais j’ai eu plus de mal à m’attacher à Yliria. J’ai eu l’impression d’être maintenue loin d’elle et de ne pas pouvoir réellement m’y identifier. Je ne sais pas si c’est la manière dont le conte est raconté ou si je n’étais pas assez réceptive. Mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier le roman.

Finalement : Un conte initiatique qui m’a entraînée très loin. On réfléchit principalement sur le bonheur et sur comment le trouver mais surtout est-ce que le bonheur est universel ? Le côté aventure m’a beaucoup plu même si l’ensemble reste plutôt froid.

Mon impression : Passionnant

Note : 16

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

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