Couverture Certaines n’avaient jamais vu la mer de Julie OtsukaTitre original : The Buddha in the Attic

Date de la première publication : 2012

Édition lue : Editions Phebus, 2012, traduit par Carine Chichereau.

Genre : Historique.

Pages : 139 pages

A conseiller : à ceux qui souhaitent découvrir des histoires méconnues, à ceux qui n’ont pas peur d’une narration polyphonique et non linéaire et à ceux qui aiment les rythmes soutenus.

Public : adulte

Synopsis : Ce livre retrace le parcours de Japonaises qui, après la Première Guerre Mondiale, ont traversé le Pacifique pour rejoindre les Etats-Unis et épouser un mari choisi sur photographie grâce à des marieuses. Chacune a ses secrets, ses rêves et ses envies. Mais il est difficile de débarquer dans un pays inconnu alors qu’on a rêvé au meilleur.

Raison de ce choix : J’avais vu ce livre passer sur Livraddict et j’ai été attirée par ce thème peu connu de l’histoire américaine et japonaise.

Avis : Je n’ai pas aimé la forme de l’ouvrage : il s’agit de phrases courtes en relation avec le thème du chapitre (la traversé, la première nuit avec leur mari, leurs enfants, les Américains…) qui ne retracent pas une histoire mais une multitude d’histoire. C’est un parti-pris de l’auteur mais que je n’ai pas apprécié. J’ai eu du mal à retrouver le fil d’une narration, d’une histoire, qui m’aurait mise dans le bain. Cette forme de choral est devenue inaudible.

Cette manière de raconter, en multipliant les points de vue et les destins, ne m’a pas permis de trouver une réelle profondeur dans les sentiments des personnages. J’ai eu l’impression que l’auteur ne donnait que des faits et qu’elle se détachait un peu du côté émotionnel qui aurait pu en ressortir. De fait, je n’ai pas trouvé le style et l’écriture de l’auteur particulièrement poétique ou entraînant. C’est le côté froid d’une énumération de situation qui a pris le dessus dans mon esprit.

Cependant, même si c’est un roman, il faut le prendre comme un livre témoignage sur trois faits de notre histoire contemporaine qui sont pratiquement inconnus, surtout à nous Européens : il s’agit de l’immigration de Japonaises en Amérique, le travail de main-d’œuvre étrangère aux Etats-Unis et les déportations des populations japonaises au cours de la Seconde Guerre Mondiale. J’aurais aimé avoir plus de détails sur ces évènements, notamment le dernier qui n’est approfondi que du côté des Américains. Au final, on sait qu’ils ont été déportés mais sans connaître leur réalité.

Si le style et la forme ne vous font pas peur, vous pourrez passer tout de même un bon moment en compagnie de ces femmes marquées par la vie.

Finalement : Un livre qui ne m’a pas touchée principalement à cause de la forme de narration, collégiale. Je n’ai pas été touchée par ces récits qui s’entremêlent et ces fragments de destins qui deviennent inaudibles. Dommage car c’est un témoignage sur des évènements peu connus.

Mon impression : Pas pour moi.

Note : 10

Et vous, qu’en avez-vous pensé ? Avez-vous envie de le lire ?

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