Le piano oriental de Zeina Abirached

Couverture Le piano oriental de Zeina Abirached

Date de la première publication : 2015

Édition lue : Editions Casterman (Univers d’auteurs), 2015

Genre : Bande-dessinée, autobiographie, contemporain.

Nombre de pages : 232 pages

A conseiller : à ceux qui aiment les dessins simples en noir et blanc, à ceux qui veulent découvrir une nouvelle culture et à ceux qui n’ont pas peur de suivre deux histoires parallèles.

Public : adolescent, jeune adulte et adulte.

Synopsis : Zeina est libanaise mais aussi française par la langue qu’elle a apprise depuis toute petite grâce à un grand-père qui était traducteur. Elle nous raconte comment ces deux langues, ces deux cultures se mélangent et se retrouvent en elle. Elle fait aussi le parallèle avec l’un de ses parents qui a inventé un piano permettant de jouer de la musique orientale.

Raison de ce choix : J’avais vu passé cette BD sur un blog d’AnaVerbania et la couverture m’avait vraiment plu.

Avis : Je suis passée à côté de cette bande-dessinée. J’ai aimé l’histoire d’Abdallah Kamanja et j’ai appris des choses sur la musique orientale (mais j’avais déjà quelques bases grâce au spectacle d’Alexandre Astier, Que ma joie demeure !) et le témoignage de Zeina Abirached sur sa bi-culture. Cependant, je n’ai pas compris le fil conducteur de cette histoire et je ne suis pas arrivée à raccrocher les wagons.

Les deux histoires se rejoignent sur un point : cette envie de faire cohabiter deux cultures, deux mondes différents, deux manières de faire différentes aussi, avec leurs particularités. Ainsi, Abdallah veut qu’un piano occidental, dont l’écart le plus bas est le demi-ton, puisse servir à jouer de la musique orientale dont l’écart le plus bas est le quart de ton. Au-delà de son amour pour la musique, c’est aussi son amour pour ces deux cultures qu’il pense conciliable qui nous est conté.

L’auteure elle partage deux langues : l’arabe et le français qu’elle a appris depuis toute petite. Elle pense à son grand-père qui aimait cette autre langue et qu’elle imagine se pencher sur son épaule lorsqu’elle étudie. C’est sûrement de lui qu’elle tient son amour de la langue française et de la culture française qu’elle a tendance à idéaliser à travers ses manuels. Cet amour est tellement fort qu’elle part pour Paris. Elle nous parle surtout de l’alliance de ces deux langues, complémentaires à ses yeux et des différences entre ces deux langues.

Malgré ce thème partagé, j’ai eu beaucoup de mal entre les allers-retours que je ne comprends pas. Je n’arrive pas à comprendre ce mélange : on aurait pu aussi bien avoir deux histoires distinctes qui auraient eu la même portée à mon sens. La fin m’a surprise et j’ai été déçue de cette conclusion.

Si pour l’histoire, je n’ai pas été réellement convaincue de l’alliance de ces deux histoires qui pourtant ont un thème commune, j’ai apprécié le dessin et le style si particulier de l’auteur. Les histoires alternent entre fond blanc et fond noir. Peut-être un peu déroutants au début, ces dessins ont l’air si simple mais tellement bien réalisés. La dessinatrice a trouvé beaucoup de solutions au niveau de la mise en scène, par exemple pour faire ressentir les notes de musique.

Bref, c’est beaucoup plus riche que ce qu’on pourrait penser au début et les dessins valent le coup à eux seuls. Je me suis surprise à repartir en arrière et à passer beaucoup de temps sur certaines casses/certaines pages afin de me nourrir de ces dessins. Cette bande-dessinée vaut le coup juste pour ses dessins.

Finalement : Une BD aux dessins très purs mais beaux et profonds. Cependant, je suis passée à côté de l’unité de cette histoire même si j’ai apprécié ces deux histoires racontées en parallèle. Le style de l’auteure et ses dessins valent le coup à eux-seuls.

Mon impression : Pourquoi pas ?

Note : 13

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

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2 commentaires sur “Le piano oriental de Zeina Abirached

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  1. Dommage, tu n’as pas eu le coup de cœur. Je pense qu’il n’y a pas nécessairement à comprendre quelque chose entre les deux histoires. En fait on suit l’invention du piano oriental par le Grand-Père, et on vit la double culture de l’auteure, qui ne sent jamais vraiment chez elle, ni jamais vraiment étrangère. Elle est un peu dans l’entre deux, comme ce fameux piano oriental, qui permet de jouer la musique orientale sur un piano à la base occidental. C’est une sorte de jolie métaphore. En tout cas je suis contente que mon article t’ai permis de découvrir cette belle BD. 🙂

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    1. Merci de ton explication. En effet, je suis passée totalement à côté de la signification de cette histoire même si j’ai apprécié chaque histoire indépendamment.

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