Titre original : 84, Charing Cross Road

Date de la première publication : 1970

Édition lue : Editions Le Livre de Poche, 2003, traduit par Marie-Anne Kirsch

Genre : Épistolaire, contemporain

Pages : 156 pages

A conseiller : à ceux qui aiment les livres, à ceux qui veulent une histoire vraie et à ceux qui n’ont pas peur de manquer des choses.

Public : adulte

Synopsis : Helene Hanff, américaine, souhaite acquérir des livres qu’elle ne peut trouver pour un prix raisonnable aux Etats-Unis. Elle décide alors d’écrire à une librairie à Londres, Marks & Co. Commence alors une correspondance avec Frank Doel, son libraire attitré, mais aussi les personnes qui connaissent de près ou de loin cette librairie.

Raison de ce choix : Je l’avais vu passé quelques fois sur Livraddict et comme j’aime les romans épistolaires (je trouve qu’on devrait en écrire beaucoup plus !), je me suis dit pourquoi pas ! lorsque je l’ai trouvé dans une bouquinerie.

Avis : J’ai un avis très mitigé sur ce livre. Il est indéniable que j’ai été déçue de ma lecture, mais c’est à cause de la quatrième de couverture qui est plus alléchante que le véritable sujet. Je ne comprends pas l’engouement autour de cette correspondance. Quelques fois, elle est touchante notamment lorsqu’elle parle de l’après-guerre mais lorsqu’elle parle de livres, je n’ai pas retrouvé l’amour et la passion des livres ; simplement, une dame qui recherche des livres bien particulier comme nous pourrions aussi le faire.

En fait, et c’est peut-être tout là le problème lorsqu’on édite une vraie correspondance, c’est qu’il manque un peu de corps à l’ensemble et qu’il faut soi-même reconstituer les détails et le décor. En effet, il manque un certain nombre de lettres ce qui amènent des trous chronologiques plus ou moins longs et obligent quelques fois à faire un travail de « raccord ».

Cependant, on sent que ces lettres sont significatives d’une époque. En outre, on arrive bien à cerner le caractère des personnes dont il est question et je me suis attachée à certains d’entre eux et j’ai été déçue de ne pas en savoir plus à leur sujet. Il est délicat de faire un roman avec autant d’éléments et de personnes réelles.

Toutefois, je pensais trouver un livre sur l’amour des livres et une correspondance en ce sens. Et à part quelques indications sur sa passion pour les livres d’occasion et certains auteurs, je n’ai rien trouvé en ce sens. En fait, il s’agit principalement d’une succession de lettres demandant des livres bien précis. Je n’ai donc pas trouvé ce que je cherchais ou ce que me promettait la quatrième de couverture.

Cependant, j’ai pu apprécier ce livre grâce à certains personnages, mais surtout par la liberté laissée aux lecteurs pour s’imaginer des scènes annexes, même si toute la correspondance est véritable. Ainsi, par de petites informations dans les lettres, j’ai pu m’imaginer le quotidien des familles des employés de cette librairie. Au final, c’est ce que j’ai le plus apprécié dans ce livre alors que ce n’était pas prévu au départ que mon imagination fasse des siennes ! D’ailleurs, j’ai plus imaginé l’Angleterre que les Etats-Unis.

Petite mention toutefois aux deux postfaces de ce livre épistolaire qui permettent de se remettre dans l’époque et de comprendre un peu mieux ce qu’on vient de lire.

Finalement : Une histoire vraie, de vraies lettres, de vraies personnes… mais j’ai eu du mal à accrocher à ce petit livre. Je n’ai rien ressenti à la lecture de ces lettres et je ne ressors rien de ma lecture. Un petit pincement au cœur à cause de la fin racontée dans la postface mais c’est tout. Une déception pour moi.

Mon impression : Pas pour moi

Note : 10

Et vous, qu’en avez-vous pensé ? Avez-vous envie de le lire ?

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