Bonjour à toutes et à tous !

Aujourd’hui, je vais vous parler d’une série en 4 tomes de Jean Dufaux et José-Luis Munuera : Sortilèges. Je ne souhaitais pas vous faire une chronique par tome puisque je les avais empruntés tous en même et ils forment réellement un ensemble qu’il faut presque lire d’un seul coup !

Couverture Sortilèges, livre 1 de Jean Dufaux et José-Luis MunueraCouverture Sortilèges, livre 2 de Jean Dufaux et José-Luis Munuera

Lorsque je suis tombé sur la couverture du premier tome dans la bibliothèque de ma ville, j’ai voulu aussitôt lire cette histoire qui parle d’une jeune reine obligée de choisir entre amour et pouvoir. La quatrième de couverture parle de guerres, d’intrigues, de trahisons, d’un conte fantastique et cruel. Devant ce programme alléchant, j’ai emprunté d’un seul coup les quatre tomes que compte cette série.

Dès les premières pages du premier tome, je me suis trouvée embarquée dans un conte. On sent les références des auteurs qui jouent avec les codes du genre. C’est un dépit amoureux qui va réellement déclencher l’histoire, ou du moins sa partie « magique ». Gaspard et Blanche formait un beau couple jusqu’à ce que le père de cette dernière meurt et qu’elle lui succède. Future reine, elle ne peut pas continuer son histoire d’amour. Délaissé, Gaspard se rend chez une sorcière afin de se venger.

On suit principalement Blanche d’Entremonde qui doit faire face à son nouveau rôle de reine mais qui n’est pas aidée par son entourage et notamment sa mère, qui prend le rôle de marâtre. Tous les éléments présents (ou presque) dans cette série renvoie à un conte ou à l’imaginaire populaire. Et je trouve cela génial ! L’imagination et les détournements que réalisent les auteurs sont délectables et on s’amuse à trouver la référence.

Le personnage de Blanche m’a été très vite antipathique même si elle essaye de faire de son mieux. Heureusement que les personnages secondaires me permettent de contre-balancer cet avis négatif. Les insectes font aussi partie intégrante de l’histoire, en tout cas dans les premiers temps, et même s’ils ne sont pas traités de manière réaliste, cela peut faire frissonner ceux d’entre nous qui ont une peur bleue de ces bestioles.

Les dessins ne sont pas forcément sublimes mais la mise en couleur est tout bonnement merveilleuse. J’adore les tons un peu sépia comme si on lisait un ancien parchemin, qui peuvent être relevés par des couleurs qui tranchent un peu plus et illuminent l’ensemble. Les dessins sur une pleine page ou sur deux pages sont aussi sublimes ! Bref, vous l’avez compris, j’ai adoré la partie graphique de cette BD.

Couverture Sortilèges, livre 3 de Jean Dufaux et José-Luis MunueraCouverture Sortilèges, livre 4 de Jean Dufaux et José-Luis Munuera

 En conclusion, j’ai vraiment apprécié cette série qui joue sur la frontière entre le bien et le mal tout en reprenant les codes des contes de fées. L’ensemble est parfois un peu survolé et rapide mais le scénario est solide. Même si la fin m’a un peu déçue, elle a le mérite de conclure réellement cette histoire qui a tenu toutes ses promesses.

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